Ce soir, j'ai juste une seule et unique envie... celle de mourir !
Quoi de plus simple que de retirer la seule prise qui me maintient encore en vie. Ce lien si visible, si mince mais parfois ô combien difficile de briser.
Ce soir, je ne pense qu'à elle et cela en devient une obsession qui ne cesse de me hanter. Un petit geste bien précis et rapide et voilà que je pourrais regarder la vie, ma vie, s'écouler tranquillement et silencieusement.
Penser à cet acte m'apporte un certain réconfort car la mort peut bien souvent être bien plus douce que la vie elle-même. De toute façon, cela ne peut pas être pire que la vie !
Plus directement, pourquoi attendre ce but ultime depuis notre naissance car nous sommes tous destinés à mourir un jour et pourquoi remettre à demain, ce que l'on peut faire aujourd'hui !
Comment peut-on arriver à être aussi dégoûtée de la vie ? Je ne le sais pas mais simplement certains l'apprécient, d'autres l'ignorent, encore d'autres la subissent et une infime petite quantité négligeable l'a pris en dégoût ou en horreur. Peu importe finalement car le résultat est le même.
On nait seul, on vit seul et on mourra seul. On peut tout partager sauf la décrépitude et le désarroi. Ces croix là, personne ne peut ou ne veut les partager et on peut aisément le comprendre.
Certains choix sont durs, voir très durs à décider. D'un côté la vie, de l'autre la mort. Je marche perpétuellement sur le fil du rasoir mais un jour je devrai choisir pour l'un ou l'autre. On ne peut pas indéfiniment suivre cette voie car elle est épuisante. C'est un combat de Titan... où il n'y aura ni gagnant, ni perdant.
Peu m'importe la morale qui nous dicte sans cesse des codes et des règles idiotes faites pour des gens insensibles et nombrilistes. Tout n'est que foutaise et l'opium d'une société bien pensante.
Cette insatiable envie de régurgiter cette vie nauséabonde et de mettre un terme à mes errances me rongent de l'intérieur et le plus dure est que je dois garder cette lutte infernale à l'intérieur. Pas question d'en parler à qui que ce soit car les conséquences seraient encore plus terrible que le mal.
En conclusion, il ne me reste qu'à tirer sur la corde jusqu'à ce qu'elle cède...